Brevet des randonneurs mondiaux
Suisse normande, Côte de nacre, Côte Fleurie
400 km

28 cyclos au départ du BRM 400 de l’ACP, quelques nouvelles têtes sans doute attirées par la qualité des parcours de Patrick (qui nous a encore régalé) et par la qualité de l’accueil au départ et à l’arrivée (avec de la brioche), dès l’aube pour les premiers arrivés, merci à tous !
A l’heure fixée ce samedi 4 mai, chacun s’affaire autour de sa monture. Dernières vérifications, inscriptions, un morceau de gâteau, un dernier café et un peu de stress car le 400 c’est un peu plus compliqué, il y a une nuit complète sur le vélo. La météo est au centre des conversations, le vent est là c’est certain, un vent du nord bien frais qui devrait être plutôt favorable pour une partie de parcours, pour la pluie chacun à sa petite idée.
14 h c’est le départ, comme d’habitude dès la première difficulté des groupes se forment, Antoine part devant, notre groupe de 17 cyclos se constitue et restera uni jusqu’à l’arrivée avec Jean-Jacques comme capitaine de route. Nous serons 7 amicalistes dans cette troupe : Christine, seule féminine, Bruno L, Johann pour son premier 400, Patrice, Patrick, Philippe et moi-même. Jacques et Alain nous accompagnerons quelques kilomètres.
Dès les premiers kilomètres le ciel s’éclaircit, tout le monde est rassuré, météo-France ne s’est pas trompée. Le pont de Brotonne franchit nous entrons dans l’Eure pour quelques temps, 1er pointage à Saint-Maclou (km 58) où le ciel est très menaçant. C’est l’heure du gouter nous dégustons le gâteau de riz…Nous voilà dans le Calvados. Blangy le Château traversé, les côtes s’enchainent sans répit mais les routes sont belles et comme d’habitudes les conversations vont bon train.
2ème pointage à Bretteville sur Laize (km 137), le patron du bar allait fermer, il accepte d’attendre un peu pour nous permettre un ravitaillement. Il a déjà accueilli les premiers, son tampon est disponible au coin du bar…Une fois les casse-croutes avalés et les cafés bus nous enfilons des tenues plus chaudes car nous savons que la nuit va être très fraîche ! Une fois équipés, éclairages sur position ON, nous repartons vers 21h15, la nuit tombe et elle va être très longue ! chacun rentre un peu dans sa bulle, les échanges sont plus rares, le vent se calme.
Nous arrivons à Condé sur Vire dans la Manche pour le 3ème pointage (200km), nous sommes à mi-route. Le froid nous saisit, certains remettent une couche de vêtement supplémentaire, l’eau des bidons est très froide, il ne fait que 1,5 °. Nous n’avons qu’une hâte, que la route s’élève pour nous réchauffer ! Sur la route de Bayeux les températures remontent et redeviennent acceptables, nous changeons de direction, comme prévu le vent se lève et est plutôt défavorable.
Arromanches 4ème pointage (250km), nous faisons une petite pause, le vent souffle et déjà nous attendons avec impatience le premier bar où nous allons pouvoir prendre un café, il encore très tôt…Ouistreham, le jour commence à se lever, les oiseaux se réveillent mais Geoffrey, le benjamin du groupe, s’endort. Sa roue avant heurte le trottoir et le voilà au sol. Heureusement il chute dans une herbe épaisse, il n’a rien de cassé, l’homme et la machine peuvent repartir. Nous décidons tout de même de faire une courte pause à l’entrée de Cabourg. Nous repartons à la recherche d’un café et c’est une boulangerie qui nous ouvre ses portes, le café et les viennoiseries sont vraiment les bienvenus… Nous avons tous le visage marqué par la fatigue mais la bonne humeur revient, allez plus que 100km ! Nous repartons par la route de la corniche d’Houlgate avec de gros pourcentages qui auront raison du dérailleur de Bruno… La mer est agitée, le vent souffle, nous gagnons Honfleur pour le dernier pointage (km 335). C’est le moment de se découvrir un peu car le soleil semble vouloir se montrer. Nous franchissons le pont de Normandie et longeons le canal jusqu’au pont de Tancarville en empruntant une route au revêtement fatigué par endroits... La côte de la Frenaye est la dernière difficulté du jour. Johann sentant la fringale arriver préfère manger quelque chose avant l’ascension, d’autres profitent de la superette au sommet pour se ravitailler, Patrice achète une bière pensant avoir choisi un coca ! Caudebec, Saint- Wandrille, nous rentrons tranquillement, Jean-Jacques nous laisse à Blacqueville, encore un petit effort et nous y sommes !
Comme d’habitude tout le monde apprécie l’accueil à l’arrivée qui permet à chacun d’échanger sur ses impressions et surtout de ne pas se quitter trop vite, on a tout de même passé 24h ensemble !

Bravo à Johann qui fait partie des trois cyclos qui ont réalisé leur premier 400 km, il a parfaitement géré cette épreuve. Bravo à Christine la seule femme à l’arrivée.
Rendez-vous est pris pour la prochaine étape, le 600 km, mais là c’est une autre histoire !

Gilles