Weekend à Brest pour le départ

du Tour de France 2021 ...

Par une journée pluvieuse de fin juin, comme il se doit, nous rendons visite à nos voisins bretons, et nous arrivons pratiquement ensemble à Kerallan, près de Brest, où nous accueillent nos amis Jean-Paul et Isabelle, sans qui cette aventure n'aurait jamais existé. Nous sommes là pour vivre, enfin, un bon moment, en profitant du départ du Tour de France 2021, qui séjourne trois jours en Armorique. Nous ne remercierons jamais assez nos hôtes pour cette excellente initiative. Le vendredi midi, est le moment des retrouvailles, tant attendues, après ces mois interminables de confinements successifs qui semblent désormais un lointain souvenir. Après le déjeuner « sorti du sac » mais qui est l'occasion d'exprimer notre joie d'être ensemble, Jean-Paul et Isabelle nous emmènent visiter ce coin de Bretagne par la côte jusqu'à la pointe Saint-Mathieu, lieu magique où trône les ruines de l’abbaye « Loc Mazé Pen ar Bed » (Saint Mathieu de Fin de Terre) jouxtant le sémaphore, véritable vigie sur le rail d’Ouessant. La vue sur la mer d’Iroise est superbe et dans le ciel devenu bas, nous devinons l’archipel de Molène dans le lointain.
Le samedi, « jour J » du départ du tour, nous partons tôt vers le centre-ville de Brest et nous avons l'opportunité de prendre le téléphérique, suspendus à 210 m, nous descendons en profitant d'une vue splendide sur la rade. Sur place, la foule grossit au fur et à mesure du coup d'envoi des festivités. D’abord, le traditionnel défilé de la Caravane du Tour avec son cortège de véhicules plus rigolos les uns que les autres, et bien sûr le « lancer » de quelques cadeaux publicitaires, que les jeunes réclament à grands cris, le tout dans une ambiance conviviale voire débonnaire. A 12h10 précise, vient le moment tant attendu du départ des coureurs, passant à très faible allure dans la ville (départ fictif oblige), non parce que la vitesse est limitée à 30Km/h, mais parce que le départ réel se passe plus loin après le pont de l'Iroise. L’instant est émouvant : 1er départ de la 1ère étape d’une longue aventure …
L'après-midi notre équipe se scinde en 3 selon l'activité choisie ; le premier groupe, Jean-Paul, Patrice et Germain vont se dégourdir les gambettes sur une ballade vélo de 51 km ; un deuxième groupe part faire une randonnée avec Isabelle comme guide. Le dernier groupe, part pour Landerneau pour assister, sans aucune illusion, à l’arrivée de la première étape. Tant bien que mal, nous arrivons à stationner dans un champ « aménagé », à 2 Kms de l'arrivée. Après un peu de marche à pied nous avons la chance de nous retrouver à 250 m de l’arrivée, point ultime possible, sans invitation, tout contre les balustrades. Pass sanitaire obligatoire … sinon 10 m derrière. Le peloton est alors à une dizaine de kilomètres. Nous sentons la ferveur gagner les spectateurs et lorsque le speaker nous informe du démarrage de notre champion du monde préféré l’excitation est à son comble … ce n’est pas sans émotion que nous voyons débouler le maillot arc-en-ciel de Julian Alaphilippe, à fond les gamelles, seul devant, poursuivi par une meute avide … trop tard pour la meute … Julian, avec panache, franchit en vainqueur la ligne d’arrivée … l’émotion est alors à son comble … nous tapons comme des malades sur la balustrade ….nous sommes aux anges !!! Il convient de noter, également, l’excellente prestation de celui qui reprendra le maillot jaune le lendemain. Je veux parler du petit-fils de notre Poupou national, « Roule ma poule » (Van Der Poel en flamand) ou encore « Van Der Poulidor » en français. C'est sur ce point d'orgue, que nous retrouvons nos amis autour d'un diner riche en spécialités régionales. Le lendemain matin est le moment du départ après un petit déjeuner copieux avec encore dans la tête les images du Tour.

Merci Isabelle et merci Jean-Paul pour votre accueil et pour ce très bon moment de convivialité.

Dédé

... le point de vue du régional de l'étape !

En raison d'un crachin tenace la sortie cyclo du vendredi 26 juin après-midi a dû être reportée au lendemain. C'est donc en voiture que nous nous sommes rendus au petit port de pêche du Conquet. Il n’est pas si petit car c’est le premier port de France pour la pêche des crustacés. Ensuite nous avons longé la côte jusqu'à la pointe Saint-Mathieu où se trouve les ruines d'une abbaye et le célèbre phare Saint-Mathieu. C'est un promontoire sur un site sauvage, « au bout du monde », où la mer vient se fracasser sur les falaises. L'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre, dont les ruines se dressent sur le territoire de l'actuelle commune de Plougonvelin, date de 1157. Mais sans préciser sa date de fondation, les écrits rapportent qu’une l'abbaye existait déjà en l'an 555. Les ruines que l'on peut voir de nos jours sont celles du monastère bénédictin reconstruit aux XIème et XIIème siècles. Elle connait alors un rayonnement exceptionnel sous l'impulsion des comtes du Léonqui collectaient leur droit de bris et d'épave sur les rivages, c'est à dire le droit de se saisir du dixième de la cargaison des navires échoués. Au retour après avoir aperçu un magnifique trois-mâts à l'ancre dans la brume, le Marité probablement, nous avons visité le bourg médiéval de Saint-Renan où l'on peut admirer sur la place du marché des maisons datant des années 1650. Nous nous sommes retrouvés pour dîner autour du plat traditionnel de la région du Léon, région à l'Ouest de Morlaix jusqu'à Brest, le « kig ha farz », littéralement « viande et farce », un pot au feu savoureux complété d'une préparation à base de farine de blé noir. Le samedi dans l'après-midi, 3 cyclos sont partis vers l'Ouest sur le parcours appelé « circuit du Bout du Monde ». La boucle proposée de 51 Km nous a conduit vers Le Conquet, puis jusqu'à la pointe Saint-Mathieu. Au retour, sous le soleil, nous avons longé le littoral et ses plages bien abritées du Trez-Hir, Porsmilin, Portez et Trégana.

Jean-Paul