DU FAMEUX TROIS MATS DE BREST A LA BELLE VIE DE STRASBOURG

DIAGONALE 1080 KM

JEAN JACQUES. BRUNO ET VOTRE CYCLO REVEUR PATRICK

Mardi 13 juin 2017- nous sommes arrivés à deux par le train : Bruno et moi-même et à Brest nous attendait comme de bien entendu le Capitaine de route : Jean Jacques. Jean Jacques a fait le parcours «  d’échauffement à vélo » c’est un athlète émérite et qui donne toujours l’impression que sans forcer tout est limpide et facile, de plus il a un sens de l’orientation et la faculté de nous diriger comme ci tout cela était naturel et ne supportait aucune critique, parce que tout simplement s’en remettre à Jean Jacques c’est la certitude d’arriver à bon port.
C’est une heure avant le départ officiel et nous trouvons un «  coffee shop » pour notre pause café conviviale d’avant départ.
22h50 pour les carnets de route et pour la validation de notre diagonale il ne suffit pas de «  donner sa parole : oui nous avons effectué un beau périple » il faut des preuves et c’est d’autant plus valorisant que ces preuves là comme ce soir là on les obtient en se rendant au commissariat de police et que l’on est toujours reçus avec gentillesse et ça change de la vision que l’on peut avoir quand on se prend un PV ( parfois bien mérité- parfois on chicane – parfois on est de mauvaise foi d’un coté et d’un autre ….c’est un autre débat mais si je le note ici c’est que le ressenti est tellement différent ) – bref le policier de garde appose sur nos carnets de route le tampon à l’effigie de notre Belle MARIANNE et nous profitons du moment pour bavarder à notre aise avec les collègues de service également et dans le groupe se trouve un rouennais : la France c’est grand, la France c’est petit : on retrouve toujours des gens de connaissance ou des gens qui ont vécus là ou le point de départ de notre périple commence.
23 heures : La sortie de la ville se fait aisément à cette heure tardive, et il fait bon rouler à l’aise sans que les voitures ne nous frôlent de trop près, pressées par les conducteurs, qui appuient sur l’accélérateur parce que la vie moderne c’est ça :un tic tac perpétuel – une course effrénée pour se rendre à nos boulots, aux courses avant la fermeture des magasins, avoir le temps de rejoindre les copains, mais là – là tout est paisible, tout comme nous. Nous roulons sereins – détachés de toute préoccupation et aimons penser que nous ne dérangerons pas le soleil des habitants : le vélo est silencieux, nous n’échangeons que par signe quand cela s’avère nécessaire et ne parlons qu’aux pauses ou quand il est utile de le faire ……évidemment c’est dans une autre ambiance que nos pauses repas se passe : nous ne sommes pas des ours mal léchés. On aime énormément dialoguer, tout vieux routard que nous sommes !
Cette route nous la connaissons bien. Nous l’avons déjà emprunté lors du fameux Paris- Brest- Paris, moment inoubliable et pour moi grande joie de porter le maillot de la fondation digestscience, (DigestScience est à ce jour la première fondation d'utilité publique en France entièrement consacrée à la recherche sur les pathologies digestives et la nutrition (décret du 21 juillet 2008) –
Nous savons donc appréhendés sans souci les terrains accidentés du massif armoricain, ce qui il est vrai n’est pas de tout repos, mais nous sommes préparés. Nous ne nous lançons jamais dans une diagonale sans une solide préparation physique et mentale.
Bourrasques de vent qui s’essoufflent à l’arrivée du roc Trévezel, et tout cela se calme comme si le vent lui-même avait peiné à monter ce fameux  roc. Ciel étoilé et tendres pensées, avec un peu de chances une belle pluie d’étoiles filantes viendrait nous éblouir, le spectacle du ciel sous un air frais en compagnie de mes compagnons de route, ce sentiment de liberté et de «  petitesse par rapport à l’immensité de ce ciel «  est un générateur de bien être.
L’extrémité de nos membres est comme glacée : les pieds et les mains, et pourtant il est de coutume de porter nos gants et bien sur deux paires de chaussettes l’une sur l’autre pour éviter la transpiration en cas de chaleur, et pour éviter les pieds mouillés ( en cas d’humidité ou de froid ) nos pieds sont précieux, nos mains aussi, comment pourrait on si facilement avancer sans eux.
Nous postons une carte postale de départ – toujours pour la validation des kilomètres parcourus – et pour donner de nos nouvelles à l’Amicale des diagonalistes. http://diagonales.homelinux.net/adf/index.php
Nous l’adressons au délégué fédéral Marc qui prendra note de notre départ et de notre objectif, et nous suivra ainsi jusqu’au terme de cette diagonale.

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