Dunkerque - Perpignan ...
... la France ... en long et en large !

De retour de notre première diagonale Dunkerque/Hendaye Bruno et moi avions déjà dans la tête l’envie de remettre ça. La première difficulté était de trouver la période à laquelle nous allions pouvoir nous libérer tous les deux, jongler avec nos impératifs professionnels et personnels... Nous avions retenu les dates du 16 au20 juillet.
Ensuite il faut établir le plan de route, en évitant au maximum les grandes agglomérations qui nous avaient déplu lors de la précédente diagonale. Enfin rouler, mais ça c’est le plus agréable…
Le 12 juillet Bruno m’apprend qu’il ne pourra pas prendre le départ, il est très déçu et s’en veut de me laisser partir seul. Encore en plein dans le travail jusqu’au samedi 15 juillet je ne réalise pas vraiment et prépare mes affaires et le vélo.

Dimanche 16 juillet
C’est mon fils Paul qui m’accompagne à Dunkerque, départ à 5h30. Le temps est gris, sur la route une pluie fine tombe de temps en temps. Nous arrivons à Dunkerque à 8h25. Pas un bar d’ouvert autour du commissariat. Je sors le vélo de la voiture, dernière vérification, tout est là. Le policier de garde tamponne mon carnet de route, je lui explique que je vais à Perpignan, lui repart à Montpellier mais il espère y être avant moi, Il est 8h35. J’embrasse Paul, j’enfourche le vélo et c’est parti. C’est à ce moment- là que je réalise que je pars seul et je me demande si j’ai passé assez de temps sur l’étude de mon parcours…Une chose est sure, je resterai concentré sur ma feuille de route du premier au dernier km.
Les premières heures se déroulent sans encombre, le temps est gris, presque frais, mais ce n’est rien, je sais que la chaleur va bientôt me rattraper. La route est presque plate, le vent latéral est faible, les km s’enchainent. Je reste très concentré sur les indications notées sur mon plan de route, et suis toujours content de voir la correspondance entre ce qui est écrit et ce que je vois. Je quitte le Nord (59) pour le Pas-de-Calais (62). Je passe la Somme à Corbie (80). Ils tombent quelques gouttes mais rien d’important. Les nombreux cimetières militaires sont les témoins de la boucherie de 14/18, on ne peut pas traverser la région sans avoir une pensée émue pour tous ces hommes morts dans les tranchées. Peu avant Compiègne me voici dans l’Oise (60). La traversée de cette ville se fait facilement, je décide d’y manger dans une pizzéria les pâtes qui me servent de carburant, il est 19h50. La forêt de Compiègne que je dois traverser se trouve juste à la sortie, 10km dans les bois, le jour décline et je mets le gilet jaune. Arrivée à Crépy en Valois, je cherche l’hôtel qui finalement se trouve plus loin que je ne l’imaginais. 22 h, je me couche, 252km.

Lundi 17 juillet
Départ à 3h30, la nuit est douce, j’aperçois quelques animaux sauvages surpris dans le faisceau de ma lampe, me voici en Seine et Marne (77). Le jour se lève, je franchis la Marne. Pause déjeuner à Coulommiers, le soleil commence à se montrer, je passe la Seine à Bray sur Seine, elle me semble bien étroite quand je la compare à la largeur qu’elle occupe à la Mailleraye.15 km plus loin je franchis l’Yonne à Pont sur Yonne (89). Il fait de plus en plus chaud. Je mange à Courtenay une bonne assiette de pâtes…en repartant je confonds D32 et D34 et c’est parti pour 10km supplémentaires. Je rentre dans le Loiret (45) pour en ressortir aussitôt. Il fait très chaud, les bidons se vident de plus en plus vite. J’arrive dans la Nièvre (58) où le nom de nombreux villages se terminent par un Y : Donzy, Garchy, Sully, Narcy, Bulcy où se trouve mon hôtel. 285km, j’ai eu très chaud, j’ai beaucoup bu et pas assez mangé. Il fait chaud dans la chambre mais je tombe vite dans un sommeil qui sera j’espère réparateur. Je sais que demain sera la journée la plus chaude de la semaine.

Mardi 18 juillet
Je me lève à 3h, rattrape mon plan de route car l’hôtel m’en a éloigné de 7km. Je roule quelques ...

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... voilà Narbonne, encore quelques côtes, les premiers panneaux Perpignan font leur apparition et là on se dit que cela devient bon, que le but est proche, que même sur une jambe on peut le faire… Dernier pointage à Rocquefort des Corbières, les Pyrénées Orientales (66) et finalement une entrée dans Perpignan plus simple que prévue. Une photo du panneau il est 10h, maintenant roue libre jusqu’au commissariat, pointage, coup de téléphone aux proches, grand soulagement d’être enfin arrivé. 

1233km, 16 départements traversés et encore le même constat, que la France est belle !

Il ne reste plus qu’à trouver l’hôtel et réfléchir au moyen de rejoindre Emmanuelle en Haute Loire, mais ça c’est une autre histoire…

Gilles