Mon Mer-Montagne

de la mer de la Manche aux Vosges

Et me voilà parti pour un brevet calculé à 783 Km, réalisé en 806 Km. Enfin pour la partie purement Mer Montagne. Car pour le réaliser, il m’a fallu me rendre au départ de St Valery et revenir du Col de la Schlucht au gîte. Cela me met à 895 Km. Sans compter l’option supplémentaire Col de la Schlucht/Lac blanc pour aller glaner un BPF et un BCN dans le Bas-Rhin. Me voilà donc à 925 Km. Et il a bien fallu occuper les copains venus me rejoindre. Une sortie à 72 km, et une autre à 87 Km me mènent à 1084 Km.
Bon, tout çà pour renseigner mon président.
Je vais écourter la première étape aller-retour St Valery. Vous la connaissez tous, c’est notre terrain de jeux habituel. Si le début de l’étape Barentin/Chambly se fait encore sur nos terres, je ne veux pas taire le plaisir à circuler sur les quais de Seine. Sauf qu’à trop les emprunter, il devient difficile de retrouver la route pour rejoindre le boulevard Gambetta direction Lyons la Forêt. Ensuite je vais évoquer le déplaisir à rouler à Darnétal sur des pistes cyclables soit toute neuve mais pas terminées et qui vous amènent sans prévenir sur une marche de 10 cm non annoncée, soit sur de vielles pistes cyclables pentues. Non pas qu’il y ait du dénivelé, mais je veux dire qu’elles sont parfaites pour les dahus. Vous voyez ce que je veux dire ? Et cette manie encore vue un peu plus loin de terminer les pistes cyclables à angle droit avec la route qu’elle longe ! Ce ne serait pas possible de l’amener parallèle à celle-ci et de la fondre à la route un peu plus loin ? Il est vrai qu’en France, les pistes cyclables ne sont pas faites pour les vélos, mais pour retirer ceux-ci du domaine automobile afin sur les véhicules à moteur ne soient pas gênés par les bicyclettes ! Qu’elles ne donnent pas satisfaction aux cyclistes, quelle importance ! Qu’une route doublée d’une piste cyclable soir prioritaire pour les voitures, mais avec des cédez le passage tous les 100 m pour les vélos qui roulent à 2 mètres à côté, quoi de plus normal ? Quelle différence par rapport aux pays ou la petite reine est vraiment une reine, et non pas un parent pauvre ! Ah, quel plaisir ce voyage 2 semaines plus tard chez notre ville jumelle de Freckenhorst. Bon, j’arrête cette disgression qui sans être hors sujet nous éloigne du thème principal de cet article.
Quelle chance, à Gisors je me retrouve en plein Moyen-Age en raison d’une fête médiévale. J’y croise des moines (paillards ?), de preux chevaliers, des trouvères, de gentes dames, . . . Mais je dois poursuivre vers Chambly.
Le lendemain, je quitte les Hauts de France pour le Grand Est. Au bout de 3 kilomètres, me voilà en Ile de France. Mention spéciale à Persan pour ses rond-point ornés de trains. A Luzarches, je me suis un instant cru en Normandie avec sa pharmacie de L’Yzieux ! Non, non, j’ai bien orthographié. Il s’agit d’un petit affluent de l’Oise. Je repasse dans l’Oise. Là, Je parle du département, vous me suivez ? Le fléchage de ma petite route sélectionnée pour passer en Seine et Marne est complétement absent. De plus, c’est la fête au village avec des sens interdits. Je cafouille un peu. Cette journée ne sera pas la plus agréable,
j’ai beau n’avoir sélectionné que des routes secondaires, on voit bien que le trafic routier en Ile de France est assez dense. Bon, maintenant, je m’éloigne de Paris. Ca va mieux. Allez, mes 2 derniers kilomètres sont dans l’Aube. En pleine campagne. Pour manger ce dimanche soir, j’ai dû soudoyer le fils de la maison (les parents sont au festival de Cannes) pour qu’il me prépare un repas froid. Attention, j’ai payé ! En pleine campagne, mais avec vue sur la centrale nucléaire de Nogent / Seine.
En ce lundi, je débute par la vallée de la Seine. Non, ; la Seine, ce n’est pas que chez nous. Même avant Paris, elle existe. Mais je la verrais peu. En effet, je vais principalement suivre le canal de la Haute Seine. Plus précisément le chemin de halage dudit canal.26 kilomètres de pur bonheur entre St-Oulph et Barberey St Sulpice. Que je quitte à regret pour m’en aller quérir le BPF de Montgueux. Vous voyez comment est composé le nom de ce village. C’est un indice. Oui, çà grimpe. C’est bien un mont. Une gigantesque coupe trône à l’entrée du village. Oui, c’est la Champagne ! Mais, pas un resto, pas un bar, pas un commerce. Heureusement, à midi passé la seule trace de vie du village, c’est le cantonnier qui arrosait le gazon autour de l’église. Il me conseille d’aller voir non pas le professeur des écoles, non pas l’instituteur, mais le maître d’école ! Ah, saveur d’un autre temps où celui-ci ne s’écoule pas à la même vitesse que dans nos cités. Je n’ai rien à demander. Le maître d’école qui rangeait sa classe m’accueille par un « C’est pour un tampon ? ». Oui, il est le seul du village, avec la mairie, à en posséder. Il s’excuse d’ailleurs de ne pas utiliser ce dernier qui fait plus officiel. Il n’a sous la main que celui de l’école élémentaire. Pour moi, c’est parfait. Merci monsieur le cantonnier et merci monsieur le maître d’école pour votre serviabilité à chacun. Je contourne Troyes pour me diriger vers Brienne le Château. Malheur à moi. A Creney-près-Troyes, j’ai raté la bifurcation sur la D5. Je reste sur la grand’ route. La spéciale camions avec 7 kilomètres de galère à serrer à droite au maximum. Enfin La Belle Epine m’en sort une du pied en me permettent de gagner une petite départementale tranquille. A Brienne le Château, j’obtiens un magnifique aigle impérial au musée Napoléon Ier comme tampon de BPF. Allez, je poursuis sur Montier en Der ou je loge dans un magnifique gîte en plein centre-ville au haras national.
Le mardi, j’aperçois des pancartes « Colombey les 2 églises ». Mais je passe à l’écart. Je retrouve un chemin de halage le long du canal de la Marne à la Saône. A nouveau, 24 kilomètres (Peut-être un peu plus, il serpente plus que la route) de pur bonheur. Me voilà à Poissons, village de la Haute-Marne jumelé avec Avril, village de Meurthe et Moselle ! Non, ça ne s’invente pas. Et si Rouen est fière d’être ville johannique, je ferais étape dans la première de celles-ci : Domrémy la Pucelle dans les Vosges. Dans la magnifique chambre d’une maison de maître. Avec une visite rapide du village où j’apercevrais la maison natale de Jeanne d’Arc. Mais je vais devoir dîner avec mes rations de survie, les 2 restaurants fermant le même jour !
Le mercredi, j’effectue d’abord un échauffement avant d’attaquer l’ascension de Vaudémont. J’aperçois de loin le « Signal de Vaudémont » (561 m). Mais je mets quelque temps avant de l’atteindre. Ca se mérite. Mais quelle belle vue là-haut. L’avantage d’un point haut, c’est qu’ensuite il n’y qu’à se laisser rouler. Et à Sion, avec une pente à 13%, il faut aussi bien freiner. Trop forte la pente, je vais devoir remonter de temps en temps pour atteindre la vallée de la Moselle. Et c’est parti pour 28 kilomètres de chemin de halage le long du canal de l’Est entre Charmes et Epinal. Enfin pas directement. Je suis sur un pont qui domine la vallée. J’aperçois le chemin de halage en contrebas. Mais comment y accéder ? Je prends une route qui me mène le long du canal. Mais du mauvais côté. Je termine dans un camping. Je remonte sur le pont. J’avise un jeune. Il me dit de descendre par un escalier (Un peu comme à Rouen pour descendre sur les quais bas en bord de Seine – mais en 3 fois plus haut !). Je vois que j’arrive le long d’un gros ruisseau parallèle au canal sans possibilité de rejoindre le chemin de halage. Je remonte. Avant d’être arrivé en bas quand même ! Et de guerre lasse, devant cette absence de signalétique pour cyclistes (Au sujet de ma perception de la prise en compte des cyclistes, voir le début de mon compte-rendu ), je gagne la prochaine localité pour trouver cette fameuse piste cyclable. Grand bien m’en a pris, elle est superbe. Par contre, à Golbey, je tombe sur une bifurcation. Fléchée ! Je viens de Piste cyclable Nord. Et on me propose Piste cyclable Sud et Epinal je ne sais plus quoi. Remiremont, c’est au Sud, non ? Mal m’en a pris ! En fait, Remiremont, c’est Sus-Sud Est. La piste cyclable Sud, c’était Sud-Sud Ouest. Je ne réalise mon erreur que dix kilomètres plus loin. Il me faut recouper par les routes. Avec une signalétique pour automobiles. Je galère. De la même manière, ma départementale parallèle à la nationale 2 x 2 voies sera truffée de fléchage « Remiremont » qui voudront tous me remettre sur la 2 x 2 voies. Je dois me montrer vigilant. Enfin, j’arrive à Remiremont plein centre-ville. Avec une demi-heure de retard sur mon planning. Bien sûr, j’avais avisé le gîte dont le responsable se déplaçait pour m’accueillir.
Germain