Rayon Rouen – Orléans du 6 au 8 mai 2017

 

Nous nous retrouvons à Rouen peu avant 9h00 au marégraphe pour prendre le départ. Bon à savoir : le lieu-dit « le marégraphe » est un point théorique situé en bord de Seine à égale distance entre les 2 marégraphes. Dans notre groupe la parité est respectée avec 4 hommes et 4 femmes. Le temps est un peu frais mais il ne pleut pas.Le pointage pour le contrôle s’effectue dans les studios de France Bleu Normandie sur les quais. Nous gravissons la côte de Bonsecours pour gagner le plateau Est, puis c’est la descente vers la vallée de la Seine, que nous franchissons en empruntant la longue et étroite passerelle au-dessus des écluses de Poses. La chute d’eau est impressionnante. Nous faisons une courte pose sous une pluie froide, puis nous nous engageons sur la Voie Verte en direction de Louviers. Nous atteignons Acquigny où nous faisons tamponner les cartons de contrôle.
Nous poursuivons sur la Voie Verte. La pluie redouble et nous ne croisons que quelques gros escargots blancs qui prennent leur douche.A la pose suivante, près d’une mare, ce sont les lapins qui détalent sur l’herbe à notre arrivée. Quand nous repartons, les croassements des grenouilles font penser à des applaudissements d’encouragement pour ceux qui osent rouler par un pareil temps !En chemin, nous retrouvons Xavier à l’heure du déjeuner sur un parking. Il nous met le couvert sur la remorque à vélos. La pluie s’est arrêtée, mais nous nous hâtons de manger pour ne pas trop nous refroidir.La Voie Verte n’est pas si agréable que l’on peut imaginer. Elle est parsemée de bosses causées par des racines d’arbres, et jalonnée de nombreuses barrières doubles à chaque intersection avec la moindre petite route. Il nous faut à chaque fois mettre pied à terre pour nous faufiler, ce qui casse un peu le rythme et devient lassant à la fin.
A une intersection, un ex-pavillais dont Xavier vient de faire la connaissance nous félicite. Après un arrêt pour réparer une crevaison, nous avons hâte d’arriver à l’hôtel à Dreux que nous atteignons vers 17h30 après avoir parcouru 110 Km. Le dîner à la Pizzeria Del’Arte se déroule dans la bonne humeur et le repas très bon.Le lendemain, nous faisons un crochet pour pointer au contrôle de Cherisy. Le temps est gris et frais mais il ne pleut plus. Les magnifiques paysages de la vallée de l’Eure défilent rapidement. Nous arrivons au BPF de Maintenon, connu pour son château. La fleuriste nous nous accorde qu’un seul coup de tampon et il nous aller quémander les autres au bar d’en face.Dans une prairie, 3 biches nous regardent passer sans être effarouchées. Sur les petites routes, le revêtement n’est pas très bon et les grelots accrochés sur la sacoche de Catherine s’en plaignent.Enfin, au sommet d’une côte, nous apercevons les flèches de la Cathédrale de Chartres. Nous sommes alors sur le plateau de la Beauce.
Après un rapide pointage sans histoire, nous nous installons pour pique-niquer dans un parc, au bord de l’Eure. Nous traversons les plaines de la Beauce. La route est moins monotone qu’on ne se l’imagine car nous traversons quelques petits villages et les couleurs changent selon les cultures : colza, blé, petit-pois, pommes de terre, maïs, féveroles… mais certaines parcelles s’étendent à perte de vue. Une nouvelle crevaison rompt aussi la monotonie du parcours mais nous repartons rapidement.Nous arrivons à l’hôtel vers 16h30 après une étape de 109 Km, un peu plus tôt que prévu grâce au vent dans le dos qui nous a bien aidé. Le restaurant Courte-Paille nous accueille chaleureusement. Le repas est bon mais ils sont un peu chiches en quantité de légumes. Avant de regagner nos chambres, nous observons un magnifique coucher de soleil sur la Beauce, signe annonciateur d’un temps qui s’améliore, on l’espère.
Le troisième jour, le temps est gris et frais. Au moment du départ il faut réparer une troisième crevaison, causée à nouveau par un minuscule silex bien tranchant. Mais dès les premiers tours de pédale, un autre silex sévit encore, sur le même pneu ! Sur la route, on observe une hécatombe chez les lapins, écrasés par les voitures. Dans les villages, se déroulent les cérémonies du 8 mai. Le contrôle à Patay n’est qu’une formalité. De Chartres à Orléans, nous traversons la « Cosmetic Valley », le pôle de compétitivité de la cosmétique en France. Nous arrivons à la gare d’Orléans vers midi après une dernière étape de 42 Km. Après un rapide pique-nique en centre-ville, nous chargeons les vélos pour rentrer, tout contents de cet excellent week-end.

Jean-Paul