Mon rayon Rouen Châlons en Champagne !

... de l'or pour Germain ...


Me voilà décidé à effectuer un nouveau rayon. Ce sera un petit rayon, mais d’or. De 309kms ! J’ai jeté mon dévolu sur la capitale de l’ancienne Région Champagne-Ardenne: Châlons en Champagne ! 309 kms en trois demi - journées. Oui, le matin, au boulot, et l’après-midi, sur les routes !

Première étape le jeudi 14 avril 2019 : Me voici donc débarquant du train de Paris en gare de Rouen. J’obtiens sans problème mon tampon de départ à l’accueil de la gare. Et direction non pas l’Est comme on pourrait s’y attendre, mais le Nord - Nord/Est par des routes déjà parcourues lors du rayon d’Amiens. Je n’ai peut-être pas choisi le meilleur jour. En effet, je subis un fort vent de face. Je vais aussi tomber après Darnétal sur une route barrée. J’espère qu’il s’agit comme d’habitude d’une annonce spécifique aux PL & VL, mais n’impactant pas les 2 roues. Hélas, il n’en est rien. Je tombe sur une route en cours d’asphaltage. Heureusement un chemin providentiel me permettra de m’en sortir. Un peu plus loin, une curiosité à Bois-Héroult. L’entrée de la commune arbore un magnifique panneau repeint à neuf faisant référence à la Seine-Inférieure. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! Avec le vent de face, je souffre sur les 700 mètres environ de dénivelé des 59 kilomètres du parcours seinomarin. Heureusement, la partie du parcours située dans l’Oise n’en présentera qu’environ 270 pour une distance équivalente. Et avec un vent plus favorable. Je remarque aussi une profusion d’éolienne. Malgré un profil moins contraignant, le temps perdu sur la première moitié de l’étape ne me permettra pas de rallier la gare de St-Just en Chaussée à temps pour attraper le train prévu. Je vais donc devoir patienter 50 minutes pour pouvoir regagner Paris par le train suivant. Je vais aussi devoir me contenter de mes rations de survie.

Seconde étape le jeudi 16 mai 2019 : Je regagne St-Just en Chaussée en train en début d’après-midi. Ah, encore du vent du Nord – Nord/Est ! Mais moins fort que lors de la première étape. Je pointe à Compiègne. Mais à Choisy au Bac, je tombe sur une route barrée avec déviation. Je passe quand même. Mal m’en a pris. Une gendarmette me barre le passage peu après. Sympathique, mais ferme ! Je n’ai pas le choix, je dois me dévier. Je retombe sur une route barrée. Mais cette fois par des volontaires. J’apprend qu’il s’agit d’une course cycliste: Les 4 jours de Dunkerque. Je tourne en rond. Je me fais arrêter cette fois ci par un gendarme.  Qui ne veut rien savoir. Je dois me garer sur le trottoir. Un cycliste spectateur m’indique une piste cyclable. Je la prend. Je me retrouve sur une grand’ route. Enfin, je bifurque vers Rethondes pour retrouver mon itinéraire. A Vic sur Aisne, un impressionnant cimetière attire mon attention. J’arrive à Soissons où je traverse la ville par de larges avenues bordées de belles demeures. A nouveau, retour en train sur Paris.

Troisième étape le jeudi 23 mai 2019 : Arrivée en début d’après-midi en gare de Soissons. Pas de temps à perdre ! J’ai 109 kilomètres à effectuer en moins de six heures ! Réalisable ? Tout dépend du dénivelé, du vent et des divers arrêts. Je sors très rapidement de Soissons et file vers le point Contrôle de Fère en Tardenois. Il y a un peu de relief et pratiquement pas de vent. Je réduis mon arrêt au minimum. Et continue vers Dormans. Je subis un peu de relief avant une belle descente pour gagner la vallée de la Marne. Le paysage change. Les bords de Marne présentent quelques cultures, mais dès que l’on s’en éloigne, l’on tombe sur des coteaux tels que nous n’en connaissons pas dans le Pays de Caux. Pires que le Pays de Bray ! Un peu comme la Suisse normande ! D’ailleurs, j’aperçois une pancarte « Parc régional naturel de la montagne de Reims ». Ok, nous sommes dans une montagne. Ah, ce ne doit pas être drôle de n’avoir à exploiter que de telles terres ! Point de terres bien grasses avec de solides vaches au pis bien plein ou de bœufs bien en chair ! Point de pièces de terre au jaune éclatant du colza ! Point de pièces de terre dans les teintes blanches ou bleu pastel du lin ! Non, uniquement et quasi exclusivement de ridicules petits bouts de bois chétifs et tordus dont les branches maigrichonnes sont tendues le long de fil de fer supportés par d’autres petits bouts de bois encore plus chétifs, mais bien droits. Pauvres cultivateurs ! Cela leur permettra- t-il d’en vivre ? En tout cas, ils semblent obligés d’en cultiver en abondance pour vivre, car je ne vois pratiquement que cela ! Mais, ne vous inquiétez pas, ces branches fluettes donneront à la fin de l’été de belles grappes de raison qui permettront de produire, grâce à Dom Pérignon un des plus fameux vins, le vin de Champagne.

 Germain